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 Studio Unisoft désaffecté ; Squat d'Eve

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Eve Leach
Hors la loi
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Eve Leach


Inventaire
Argent : 500 $
Réputation : Connu
Armes portées :

Studio Unisoft désaffecté ; Squat d'Eve Empty
MessageSujet: Studio Unisoft désaffecté ; Squat d'Eve   Studio Unisoft désaffecté ; Squat d'Eve Icon_minitimeDim 15 Mai - 20:06

Une esquisse à l'ocre de Chine, Eve s'était installé dans un coin particulièrement abandonné de la banlieue. Seul restait quelques indigents ermites qui avaient à peu de choses prêt totalement perdu la raison. Des toxicomanes endettés jusqu'au coup y venaient parfois mourir lentement et douloureusement, et même certains criminels y planquaient quelques unes de leurs armes, mais la population n'était pas plus concentré que cela et il était rare que les "habitants" du coin ne se croisent.

L'histoire de cet endroit en était presque intéressante d'un point de vue sociologique : Le quartier avait été construit par l'un des anciens maires afin d'affaiblir la densité d'individu dans les banlieues et donc les tensions. Cela risquait de créer des guerres de territoire mais une opération de maintient de l'ordre avait été engagé. Puis, les gens du centre ville et les hautes classes, se sentant fortement délaissées, avaient fini par voter pour un adversaire à la radicale opposée. Afin de discréditer les engagements de son prédécesseur et de son parti pour assurer ses prochaines élections, le nouveau maire avait fait massivement déserter les rues de cet endroit par la police, ce qui avait eut les conséquences qu'il fallait attendre. Mais le phénomène devint bientôt incontrôlable et gagna l'ensemble de ce qui est aujourd'hui appelé les squats. La hausse de la criminalité et le développement de l'économie parallèle eut des répercutions financières jusque dans les beaux quartiers comme en avait eut (mais positivement cette fois) la trêve de la vielle ville, quelques années auparavant, ce qui - ironiquement - entraîna le déclin du maire. Mais à l'époque, la situation était tellement critique qu'on avait déménagé certains foyers et même un des HLM de la banlieue pour pouvoir faire sauter toute forme d'alimentation du secteur, le privant de toute ressources. L'endroit fut vite abandonné et tout le monde se réfugia vers les squats encore alimentés, excepté quelques extrémistes. Pour Eve, c'était l'endroit rêvé. Même s'il elle devait y être recherchée, il faudrait un temps fou à la police afin de la retrouver et elle aurait alors tout le temps de changer de planque.

Elle avait jeté son dévolu sur un édifice d'une dizaine de mètres de haut, entouré d'autres semblables et moins élevés de trois à cinq étages en général. Il n'abritait aucune habitation : celui-ci avait été réservé à différentes administrations et organismes sociaux qui avaient pour fonction d'aider les nombreux sans-abri de la banlieue. Enfin, il y avait également des locaux spécialement pourvus pour offrir divers activité culturelles aux jeunes afin qu'ils ne sombrent pas dans la délinquance. Peine perdu pour une activité qui ne rapportait pas face à celle, bien plus lucrative, de la drogue. Par la suite, les groupes de musique extrême locaux s'étaient associés avec une boîte de production de films pour adultes afin d'aménager l'endroit en studio dont ils pourraient tout les deux se servir. Lorsque la zone fut saignée, ils durent forcément larguer les amarres et s’installèrent plus prêt du centre ville.

Elle entra dans le bâtiment dont les lourdes portes à déverrouillage par passe magnétique avaient depuis longtemps été mises hors activité. Sur les murs (et c'était le cas sur tout ceux de la zone), on pouvait voir des graffitis signant le nom de divers clans/gangs ainsi qu'une pléthore d'insultes toutes plus banales les une que les autres, certaines comportant même des fautes d'orthographe. A divers endroits sur le sol de la cour restaient les vestiges de ce qui semblait être des attaques à la cocktail Molotov. D'habitude, elle montait à pied les douze étages mais cette fois, le chargement de provision ne lui donnait pas spécialement envie. Elle monta donc au premier étage et activa un des deux générateurs électriques à essence qu'elle avait caché dans l'immeuble afin de faire fonctionner le monte charge qu'elle empreint pour monter au dernier étage où elle créchait. Elle avait modifié celui-ci avec une horloge interne qu'elle avait greffé afin que celui-ci s’éteigne de lui même au bout d'une période équivalent à deux fois le temps qu'il fallait pour monter au sommet. Ainsi elle ne faisait pas de perte de carburant. Celui qui se trouvait en haut était installé dans une salle insonorisé de l'ancien studio réservé aux enregistrements vocaux. et servait à alimenter le projecteur à LED de chantier qu'elle avait mit dans la grande salle. Elle ouvrit la barrière accordéon pliante du monte charge qui débouchait directement sur celle-ci. C'était une grande salle qui était conçut pour être aménagé en loft (sans doute pour le tournage des films) et dont elle avait fait son lieu de travail dans un coin et de détente dans l'autre. Il faisait noir partout car elle avait barricadé les fenêtres (certaines l'étaient déjà) afin que la lumière ne se remarque pas et que l'immeuble paraisse toujours abandonné. Elle n'avait laissé que quelques meurtrières pour pouvoir observer dehors si cela s’avérait utile qu'elle fermait avec une petite plaque d’aluminium lorsqu'elle ne s'en servait pas. Elle alluma le projecteur qui éclaira abondement la salle.

On pouvait y voir, sur la partie de la salle qui était surélevé d'une marche, un plan de travail qui n'était autre qu'une rangé de tables qui restés sur place, des tables de camping de bois jaune côtoyaient la belle table de verre (que les anciens propriétaires auraient put revendre à un très bon prix pourtant). Dessus reposaient quantité, de tubes à essai, ballons, cloches, erlenmeyers, balances, vieux multimètres et autres matériel de distillation tout comme des fers à souder et compagnie. En dessous se trouvait des bacs remplit de divers matériaux électroniques qu'elle récupérait en désossant jouets et appareils qu'elle trouvait - parfois sur son chemin, parfois dans des décharges ou casses - et qui étaient rangés par types dans des boîtes de produits alimentaire du quotidien étiquetés. Contre le mur, les faux plans de cuisine du décor lui avait servit à installer les glacières pleines de glace et de sel industriel dont elle se servait pour la réutilisation des bâton chimiques éclairants qu'elle utilisaient pour les déplacements dans les parties non éclairés de l'immeuble ou encore la conservation de certains produits devant être écartés des températures élevés voire ambiantes. Il y avait aussi un pan entier sur lequel reposait de nombreux liquides hétéroclites et de nombreuses bouteilles et bocaux vides. De l'autre côté l'on pouvait voir dans de petites serres de fortune (faites avec de la récupération) diverses plantes sous ultras violet ou d'autres, plus isolés, comportant des cultures bactériologiques ou des animaux en décompositions baignant pour certains dans du liquide. Dans une salle adjacente elle avait installé de nombreuse cages, les unes remplies de lapins, les autres de cobayes, dont certains étaient isolés et malades, parfois mourant pour une raison qui n'apparaissait pas à première vue. Elle avait installé les animaux dans cette petite salle car, ayant laissé les fenêtres à cet endroit, ils ne subissaient pas de carences de lumière. Les roues des hamsters servaient de dynamo pour alimenter les lampes à ultra violet des serres2.

Elle se rendit vers le coin "séjour" où se trouvait un vieux matelas posé à même le sol une radio fabriquée de toute pièce (un jour où elle s'ennuyait) ainsi qu'un lecteur vinyle de brocanteur et un fauteuil de velours rongé. Elle y mit d'ailleurs un 33 tour de Bach puis se rendit faire le tour de l'état et de l'évolution des différentes espèces - animales, végétales et bactériologiques - qu'elle faisait se développer. Puis elle se rendit prêt du fauteuil à côté duquel se trouvait une autre glacières remplie de matériel médical dont elle ressortit une aiguille qu'elle mit à stériliser. Sur le mur étaient attachés de nombreux portes documents dans lesquels se trouvaient des photocopies de documents administratifs relatifs aux établissements publiques, aux statistiques en tout genre (médicales, démographiques...) et des fiches de renseignements qu'elle avait put se procurer sur des personnalités importantes ou des agents incontournable de Basin. Bizarrement, la seule personne sur laquelle absolument rien n'était sortit se trouvait être mademoiselle la commissaire de la ville. Il était évident qu'elle baignait dans des affaires très douteuses et elle ne tarderait pas à s'y intéresser, autant avoir toutes les informations possibles sur les forces de polices. Mais pour l'instant, elle se contenterait de l'affaiblir à sa base. En effet, les petits postes étaient faciles à corrompre ou à faire chanter, avec de l'application et le temps, il n'était pas impossible de transformer les forces de l'ordre en colosse aux pieds d'argile, surtout à Sin City. Mais en ce moment, elle avait d'autres projets en tête.

Dorian Foley, un sénateur montant du parti démocrate en pleine campagne de création d'emplois des zones périphériques. Il proposait de nombreuses lois et réformes visant à favoriser les classes inférieures. Son seul problème était l'impatience gourmande dont il faisait preuve dans ses projets : il proposaient tellement de changements en si peut de temps que s'en était troublant pour le paysage politique. Les membres de son parti avaient bien l'intension d'appliquer tout ce que Foley proposait mais ils le freinaient tout de même dans son élan. Pour les républicains, cet homme était un scandale sur pattes. Dans Basin, les classes moyennes et défavorisées étaient de son côté et les nantis de l'autre, la tension était d'autant plus élevé que les principales questions mises en jeu étaient la sécurité et l'emploi. Les démocratiques, eux, pensaient pouvoir résoudre les deux problèmes d'une pierre deux coups : par le dynamisme économique et la stabilité de l'emploi. La ville était en équilibre sur un fil de nylon. Alors si cet homme mourrait, ce serait la goutte d'eau qui ferait déborder le vase et une guerre des partis autant qu'une guerre des classes s'en suivrait, pourquoi pas une guerre civiles même. En tout cas, les démocrates passeraient sans doute en force et les basses gens, désemparées et aliénés se retrouverait avec plus de pouvoir, ce qui empirerait la situation sociale, le républicains jouant alors tout sur la carte de la sécurité et la criminalité atteignant son paroxysme d’antan, peut être même la surpassant. Bien sure, il lui faudrait d'autres opérations de terreur pour semer le chaos mais dans une ville comme celle-ci, la voie politique était une très bonne idée. Et puis, une émeute était le meilleurs moment pour tuer le maire.

Elle retourna devant son plan de travail et ouvrit le sac assez lourd qu'elle avait emmené. Elle en sortit de l'eau oxygéné qu'elle avait obtenu en pharmacie et la versa dans un récipient de verre. Elle versa ensuite du diluant à peinture et de l'acide chlorhydrique. Puis dans un autre elle mélangea du diluant avec une cinquantaine de balles de ping-pong. Laissant, les premiers mélanges de côté, elle sortit une ampoule dont elle retira les composantes internes, remplissant le tout d'essence et de savon pour enfin replacer le filament et revisser la douille. Dans 24h heures, elle aurait ses jouets à disposition2. Elle rangea la laque de nitrocellulose dans un récipient confiné puis elle retourna sur son fauteuil où son aiguille l'attendait. Elle se retira 50cl de sang qu'elle perfusa dans une poche conservé dans la glacière. En un an, elle avait réussit à en récolter environ 4 litres. Elle le mettrait à l’abri au cas où elle se ferait repérer. Enfin elle mangea un peu de sucre et autres produits alimentaires facilement conservables qui trônaient sur un rouleau à câble reconvertit en table basse, aux côtés de cannettes de bières et autres bouteilles de tord-boyau de basse qualité.

Dans environ deux jours, elle pourrait commencer à plonger la ville dans le chaos.




1. Bien que ça soit de la récupération et qu'en principe, seul le matériel en magasin dans les topics affiliés ne soient tarifés dans le fofo, j'ai quand même estimé que le tout devait revenir environ à $200 en brocante et droguerie.
2. J'ai volontairement omis/modifié des ingrédients et proportions pour pas qu'un petit rigolo ne s'amuse à le faire en vrai donc inutile de dire que je ne suis qu'un chimpanzé poilu qui sent mauvais et qui ne sait pas faire de recettes correctes... je ne sens pas mauvais déjà, je sens les roses qui s'épanouissent au printemps, c'est ma maman qui me l'a dit.
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